Revivre cette période là, où dans tes bras je sentais cette force en moi, l'envie de tout affronter, que rien ne détruirais.
Souffle-moi à l'oreille tous ces mots que j'ai besoin d'entendre, ceux qui rassurent. Ces mots qui désarment les maux et guérissent les cicatrices oubliées par le temps.
Ceux qui insufflent au coeur la force d'accomplir l'impossible, d'affronter toutes les peurs.
Tous ces mots qui assèchent les pleurs, étouffent les cris et apaisent les craintes.
Chuchote-les-moi tendrement, comme tu le faisais si bien auparavant... ces mots remplis d'espoir que je voudrais voir à travers le noir.
Ma vie n'aurait été qu'un terrible naufrage sans toi. Tu m'as sauvée par ton amour, par ton sourire.
Et ta simple présence me sauve encore chaque jour depuis plus de deux ans ...
Parce que cet endroit où j'me sens le mieux, c'est dans tes bras. Tu es ma maison, mon chez moi. Et après tout ce temps passé à t'aimer, tu m'es indissociable. Tu as rempli mes yeux d'étoiles et charmé mon coeur. Tu lui as donné ce besoin d'être aimé, ce manque qui s'amplifie à chaque pas qui t'éloigne de moi. Alors peut m'importe où je vais et où je suis. Ce qui compte réellement, c'est que tu y sois avec moi. Et peut m'importe si le monde s'écroule à nos pieds. Tant que je suis dans tes bras ...
Est-ce de l'égoïsme ? Ou juste un coeur défaillant qui cherche a crier sous trop de torpeur ? ...
Tu vois ces poussières de bonheur là-bas qui virevoltent au gré du vent ? Les gens vont et viennent près d'elles et tentent de s'en saisir, mais leurs mains se referment trop souvent que sur un simple chagrin.
J'ai saisie cette parcelle de bonheur à la lueur de ton regard, et grâce à ça, je sais refermer ces chagrins au creux de ma main.
J'ai rencontré tes yeux dans cette chanson. Sur cette mélodie impassible aux oraisons du coeur, j'ai laissé le piano raccompagner mon sourire à ton souvenir. Et en me laissant bercer de cette nostalgie, j'ai laissée fondre les heures à la croisée du jour.
Dehors, sur l'avenue, il y avait un tapis d'arc-en-ciel dont les feuillages ont dénudés leurs dernières branches. Et puis, tout compte fait, à cet instant, je crois que la nature possédait le plus beau des paradoxes ; le paysage souriait même si la pluie tombait. Et moi ça me faisait pleurer. Parce qu'à cet instant précis, tu vois, je l'ai compris que malgré les intempéries, elle était belle cette vie. Et j'ai erré doucement sur un nuage d'oasis pendant que l'hiver, discrètement, s'évanouissait en beauté. Et j'ai repensé à toi. À nous. Et puis, mon sourire s'est figé. Pour une fois. Véritablement.
« Je résisterais à tout l'enfer pour tenir ta main. »
Et si jamais tu m'oublies, je m'accrocherai à nos souvenirs en espérant que tu me reviennes.